Écriture

J’écris autant que je peu, à la recherche d’un X pour pouvoir, marque rouge sur une carte imaginaire indiquant la position d’un trésor que je ne saurais nommer. A bien y réfléchir, il n’est pas étonnant que j’ai commencé par vouloir m’Eva-D. Mais l’évasion n’est pas la liberté, et je suis las qu’on me ramène toujours aux murs concrets plutôt qu’aux portes que l’on crée. Je cherche l’affranchissement des règles, fussent-elles orthographiques. Je n’ai peut-être pas d’ailes pour m’envoler, mais j’ai cette Plume unique que j’ai choisi de devenir. Je suis Plume D-Serves. Bonjour !

Livre en cours de publication

Sur nos têtes fanent les lauriers
(Recueil – du Bout des Bois)

Il y a un infini désordre, une danse du meilleur avec le pire, des éléments incompatibles qui s’entrechoquent comme de l’eau et de l’huile dans une bouteille qui ne finirait jamais d’être brassée. Tout est là mais rien ne fait sens. Car le vide n’est pas séparé de la matière. Le rêve n’est pas distinct de la réalité. Le moi n’est pas différent de l’autre. Les corps n’ont pas de frontière. Tout se disloque. Les mots ne forment jamais de phrases. Les intuitions ne donnent jamais d’idées. La vie et la mort ne sont qu’une seule et même chose. La fin est proche mais rien n’a encore commencé. Rien n’est viable mais tout est possible.

Que reste-t-il de nos mythes ?

Depuis les guérillères en proie au Chaos, jusqu’à la lointaine descendance de Néritès engoncée dans ses coquilles, il y a entre ces pages des déclarations d’amour à la déesse de la Discorde. Il y a des poésies qui s’écrivent à travers les mondes. Il y a des liens faits de vents, tissés par des Harpies. Il y a les adieux de Méduse à son amante divine. Il y a des rêves, qui, comme ceux de Tyrésias, comptent au moins autant que la réalité.

Sept nouvelles, sept façons de puiser dans la mythologie grecque pour raconter d’autres chemins.

Livre publié

Nous sommes la poussière
(Roman – Les moutons électriques)

La vie d’Elias est une course d’obstacles. La vingtaine, elle tente de suivre ses études et de mener un quotidien normal, mais depuis toujours d’étranges symptômes la harassent, qu’aucun médecin ne parvient à traiter. Autour d’elle, des voix s’élèvent : Quels sont ces magnétophiles dont la mise en lumière divise l’opinion publique ? De réunions militantes en désillusions sentimentales, Elias se lance dans une lutte pour faire reconnaître son mal invisible.

Véritable parabole sur l’autisme, l’anti validisme, et le handicap invisible, Nous sommes la poussière est une dystopie magnétique. Militante LGBT et autiste, Plume D. Serves livre dans ce premier roman un récit sensible et personnel.

Nouvelles publiées dans des revues et antho

À qui sait attendre - Anthologie des imaginales 2025, Hors Normes - Au Diable Vauvert
Apparences du pire - Anthologie des imaginales 2024, Memento Mori - Au Diable Vauvert
Lo cou part en avant - Recueil Animal ad hominem - Flatland
Knuth - Kit Narratif Ultra Technologique Homologué - Revue Géante rouge n°30 sur les bots
Gravité relative - Revue Galaxie n°80 (supplément numérique)
Croque - Revue Galaxie n°75 sur les uchronies (supplément numérique)
Agrume - Revue Galaxie n°69 sur le genre et la sexualité en SF
Hyalinebourg - Revue Géante Rouge n°28
Soi m'aime - Revue Galaxie n°67 sur Frankenstein (supplément numérique)
Vénus d'M - Recueil Légendes oubliées - Yby
Capucine - Recueil Rupture

Textes en ligne

Extraits
  • Mon épée traine dans le sol derrière moi. Elle est si longue que sa pointe dessine un trait dans la poussière quand je marche. Je porte un long manteau beige trop grand pour moi, et un chapeau à large bord. Ils n’en ont pas l’air, mais mes vêtements forment mon armure. La fine couche de

Nouvelles
  • J’ai écrit cette nouvelle en 2021, et je ne l’ai pas écrite seule. Elle contient un poème qui n’est pas de moi. Elle parle d’une souffrance qui ne me vise pas directement, mais que je vois détruire les gens que j’aime le plus en ce monde. Encore. Et encore. Et encore. Une souffrance sur laquelle

  • Évidemment non, je ne l’aimais pas. J’étais là, sur mon île. Et bien sûr il était plus simple pour les hommes qui racontèrent mon histoire à ma place de supposer que je me languissais de lui. Que je lui offrais tout dans l’espoir de conquérir son cœur. Mais non. Non. Et vous, vous l’avez compris

  • il y a un filjuste un fil qui va dedansdehorsdedansdehorsque je tire et qui se noue autour de mes doigtsqui me suture et qui me déchireun fil comme l’itinéraire d’une larme qui coulequi s’extirpeun fil que je tire et que je veux tirerqui ne vient jamais assez vite et qui vient pourtant tout d’un coupqui s’emmêleen

Micro-fictions
  • Cette année encore, pour #inktober, je me lance dans une version littéraire du défi. Chaque jour, pendant un mois, j’écrirai une micro-fiction. Ici, la retranscription de mes trente-et-une petites histoires. (1) FLUIDE Sa peau reste collée à mes doigts comme de la pâte à gâteau sur une cuillère en bois. Doucement elle remonte le long

  • Cette année, pour #inktober, je me lance dans une version littéraire du défi. Chaque jour, pendant un mois, j’écrirais une micro-fiction. Ici, la retranscription de mes trente-et-une petites histoires.   (1) VÉNÉNEUX L’eau, pure et claire, jaillit du fond de la cavité rocheuse. En tendant le bras, je peux l’atteindre. Mais avec mes paumes vénéneuses

  • Soumise au plan progressif d’économie verbale, XP14 se voyait retirer chaque jour un mot de plus de son vocabulaire. Trois jours avant d’être réduite au silence, elle n’avait plus qu’une chose à dire : « tout va bien »